Restez informés des évolutions fiscales pour 2025-2026 au Luxembourg
La fiscalité luxembourgeoise est en perpétuelle évolution. Pour accompagner votre développement et garantir votre conformité, l’équipe DelaTrust reste à l’affût des changements législatifs. Ce panorama synthétise les mesures entrées en vigueur au 1er janvier 2025 et anticipe les réformes déjà annoncées pour 2026. En tant que cabinet d’expertise comptable engagé dans la clarté, la conformité et la croissance, nous vous expliquons ce qui change pour les entreprises, les investisseurs et les particuliers, et comment nous pouvons vous aider à saisir ces opportunités.
Les principales nouveautés applicables en 2025
La loi budgétaire 2025 introduit plusieurs mesures impactant les entreprises et les ménages. Voici les principaux changements :
- Réduction de l’impôt sur les sociétés : le taux de l’impôt sur le revenu des sociétés est abaissé d’un point, passant de 17 % à 16 %. Ce recul porte le taux global (incluant l’impôt commercial communal et la contribution de solidarité) à environ 23,87 %. L’objectif est de renforcer la compétitivité du Grand-Duché et d’attirer les investisseurs.
- Simplification de l’Impôt sur la Fortune : la taxe sur la fortune nette (Net Wealth Tax) est désormais structurée en trois tranches fixes de 535 €, 1 605 € et 4 815 € selon la taille du bilan. Cette simplification renforce la prévisibilité pour les PME et les holdings familiales.
- Réforme du barème de l’impôt sur le revenu : pour les particuliers, le barème est indexé sur 2,5 tranches de salaire, entraînant une baisse d’impôt pour tous et une exonération totale jusqu’à un revenu brut annuel de 52 400 € pour les familles monoparentales.
- Exonération du salaire social minimum : le projet de loi 8414 prévoit une exonération du salaire social minimum pour les travailleurs non qualifiés à compter du 1er janvier 2025.
- Mesures en faveur de l’investissement immobilier : la base taxable des droits d’enregistrement et de transcription est réduite de 50 % pour les acquisitions immobilières réalisées entre le 1er octobre 2024 et le 30 juin 2025.
- Allégement pour l’investissement productif : le crédit d’impôt à l’investissement peut atteindre 18 % des dépenses éligibles pour les projets de transformation digitale ou de transition écologique. Les entreprises doivent déposer une demande de certificat via la plateforme MyGuichet dans les deux mois suivant la clôture de l’exercice.
- Déclarations en ligne obligatoires : la généralisation du dépôt électronique s’étend à de nouveaux formulaires, notamment les retenues à la source sur les jetons de présence des administrateurs.
Mesures favorisant l’emploi et l’attraction des talents
Le gouvernement luxembourgeois souhaite renforcer l’attractivité de la place financière et soutenir le marché du travail. Plusieurs mesures entrées en vigueur en 2025 s’adressent tant aux employeurs qu’aux salariés.
- Régime des impatriés modernisé : la loi du 20 décembre 2024 octroie une exonération de 50 % sur la rémunération des salariés impatriés, jusqu’à 400 000 € de salaire brut. Les conditions d’éligibilité sont précisées : être résident fiscal luxembourgeois, ne pas avoir été domicilié au Grand-Duché au cours des cinq années précédant l’embauche et percevoir une rémunération annuelle d’au moins 75 000 €.
- Bonus participatif amélioré : le régime de prime participative, qui exonère 50 % du bonus versé aux salariés, voit ses plafonds relevés : la prime globale peut représenter jusqu’à 7,5 % du résultat de l’entreprise (contre 5 % auparavant) et chaque salarié peut recevoir une prime partiellement exonérée équivalente à 30 % de sa rémunération annuelle.
- Nouveau bonus « jeune salarié » : un bonus discrétionnaire bénéficie d’une exonération fiscale de 75 % pour les salariés de moins de 30 ans, dans la limite de 5 000 € et pour un salaire annuel inférieur à 100 000 €. La mesure vise à favoriser l’insertion professionnelle durable.
- Crédit d’impôt pour heures supplémentaires transfrontalières : un crédit spécifique est instauré pour les heures supplémentaires des travailleurs frontaliers soumises à l’imposition dans leur pays de résidence.
- Prolongation de la prime à l’embauche des chômeurs : le crédit d’impôt accordé aux employeurs recrutant des personnes sans emploi est prolongé jusqu’au 31 décembre 2026.
Autres mesures fiscales et réglementaires
- Exonération pour les ETF actifs et adaptation des SPF : les fonds négociés en Bourse gérés activement bénéficient d’une exemption totale de taxe d’abonnement ; en contrepartie, les sociétés de gestion de patrimoine familial (SPF) voient leur taxe minimale passer de 100 € à 1 000 €.
- Mise en conformité avec les règles OCDE (Pilier 2) : la législation luxembourgeoise continue d’intégrer les recommandations de l’OCDE afin de garantir une imposition minimale des groupes multinationaux.
- Facilité de paiement en plusieurs échéances : la loi du 20 décembre 2024 permet aux entreprises et aux particuliers de demander le paiement échelonné de l’impôt sur le revenu, de l’impôt commercial communal et de l’impôt sur la fortune sous certaines conditions.
- Aides énergétiques ciblées : plusieurs dispositifs instaurés pour limiter l’impact de la crise énergétique prendront fin au 1er janvier 2025. Toutefois, les ménages aux revenus modestes bénéficieront d’un crédit d’énergie accru et d’une prime complémentaire.
Perspectives pour 2026 et au-delà
Le gouvernement prépare déjà une nouvelle vague de réformes qui façonneront le paysage fiscal des prochaines années :
- Vers une classe d’imposition unique : l’exécutif projette de simplifier le barème en supprimant les classes 1, 1a et 2 pour instaurer une seule classe d’imposition d’ici 2026. Une allocation spécifique pour les familles monoparentales sera instaurée en parallèle.
- Crédit d’impôt « start-up » : un projet de loi présenté en avril 2025 propose un nouveau crédit d’impôt destiné à encourager l’investissement dans les jeunes entreprises innovantes. Ce dispositif, actuellement en discussion, devrait entrer en vigueur en 2026. Il fixe des critères d’éligibilité stricts pour les investisseurs et les start-up, et vise à renforcer l’écosystème entrepreneurial luxembourgeois.
- Réforme du carried interest et des options de souscription : le gouvernement envisage de moderniser le régime de carried interest afin d’attirer davantage de gestionnaires de fonds et prévoit un nouveau cadre fiscal pour les options sur actions et les stock-options offertes aux salariés des start-up.
- Extension des mesures de soutien à l’emploi : les dispositifs de bonus participatif et de régime d’impatriation devraient encore être améliorés afin de séduire des profils hautement qualifiés.
Comment DelaTrust peut vous accompagner ?
Les évolutions fiscales représentent autant d’opportunités que de défis pour votre entreprise. Chez DelaTrust, nous offrons un accompagnement sur mesure pour :
- Simuler l’impact des nouvelles mesures sur votre charge fiscale et optimiser votre structure d’entreprise ;
- Mettre en place des politiques RH attractives (bonus participatif, régime impatrié) en conformité avec la législation ;
- Sécuriser vos investissements et bénéficier des crédits d’impôt à l’investissement et du futur crédit « start-up » ;
- Gérer vos obligations déclaratives via des outils numériques et anticiper les contrôles grâce à des tableaux de bord fiscaux.
La fiscalité luxembourgeoise se transforme rapidement. Pour rester compétitif et conforme, il est essentiel d’avoir un partenaire qui veille pour vous. N’hésitez pas à contacter nos experts pour discuter de votre situation et recevoir des conseils personnalisés.